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16 novembre : toujours pour le retrait des Ordonnances Macron
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16 novembre : toujours pour le retrait des Ordonnances Macron16 novembre : toujours pour le retrait des Ordonnances Macron

Ce jeudi 16 novembre 2017, ce sont plus de 500 manifestants qui ont défilé dans les rues du Puy et qui se sont rassemblés devant la Préfecture pour rappeler leur opposition aux Ordonnances Macron qui remettent en cause le Code du Travail tout comme à la politique de régression sociale du gouvernement qui tente de gommer d’un trait de plume les acquis sociaux gagnés de haute lutte par les syndicats ouvriers.

Comme pour les journées de mobilisation précédentes en septembre et octobre, les salariés du privé comme du public se sont rassemblés à l’appel des syndicats Force Ouvrière, CGT, FSU et Solidaires - et CGC en Haute-Loire - poursuivant l’axe de résistance qu’ils avaient mis en œuvre depuis l’opposition à la Loi El Khomri l’an dernier.

Toutes les organisations se sont prononcées à nouveau pour le retrait de ce projet de loi et ont dénoncé tous les dangers qu’il présentait en matière notamment de régression salariale, sociale et démocratique.

C’est dans ce sens que de l’Union départementale Force Ouvrière s’est exprimée en fin de manifestation.

PRISE DE PAROLE DE L’UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE

16 NOVEMBRE 2017

Mes chers camarades,

Une nouvelle fois nous sommes mobilisés contre les ordonnances travail, pour exiger leur retrait. Aujourd’hui 16 novembre, ce sont nos confédérations, la CGT, la CGT-FORCE OUVRIERE, la FSU, Solidaires avec les organisations étudiantes et lycéennes UNEF, UNL et FIDL qui ont décidé ensemble de l’action. Ici en Haute-Loire nous sommes aussi rejoints par la CGC, nous nous en félicitons.

D’autres organisations syndicales, la CFDT, la CFTC et l’UNSA ont décidé explicitement dans une déclaration commune nationale de ne rien faire et de laisser passer les ordonnances. Ce n’est pas notre choix.

Avec ces ordonnances, Emmanuel Macron, le Président des Riches, veut aggraver les coups importants qui avaient déjà été portés contre nos droits individuels et collectifs par les lois El Khomri, Rebsamen et Macron .

Il s’en prend aux conventions collectives, il s’en prend aux conseils des prud’hommes, il s’en prend aux syndicats, il s’en prend à tous les représentants du personnel, il s’en prend aux protections contre le licenciement, il s’en prend au Contrat à Durée Indéterminée.

Mais par contre il abolit l’Impôt sur la Fortune. Mais par contre il pérennise le Crédit d’Impôt pour l’Emploi et la Compétitivité. Il le transforme même  en exonération permanente de cotisation, sans demander aucune contrepartie ni engagement aux entreprises qui le touchent !

C’est toute notre protection sociale qui est maintenant dans le collimateur : l’assurance maladie, les retraites, l’assurance chômage. Le candidat Emmanuel Macron avait été clair, au journal patronal Les Echos il déclarait en février 2017 qui fallait sortir d’un système « où chacun se dit, j’ai cotisé, j’ai des droits ».

C’est pour cela qu’il augmente l’impôt CSG en frappant par la même occasion le pouvoir d’achat des retraités. La CSG on la paie, mais elle ne crée pas de droit.

C’est pour cela qu’il envisage une individualisation des retraites et une réforme de l’assurance chômage.

Aux jeunes, il veut imposer la sélection à l’entrée de l’université et la remise en cause du baccalauréat comme diplôme national. C’est une attaque contre toutes les grilles de qualification.

Quant au service public, qui est là pour assurer l’égalité des droits des citoyens, il est à nouveau soumis à une cure d’austérité avec des économies drastiques prévues à l’hôpital public, de nouvelles suppressions d’emplois dans les services de l’Etat et une réduction des dotations aux collectivités territoriales.

Et même le logement HLM et ses bénéficiaires sont frappés avec la baisse des APL qui vient d’être décidée !

Nous sommes rassemblés ici pour affirmer que nous ne lâchons rien sur nos revendications. Il n’y a pas d’autre solution que de se préparer à amplifier le rapport de forces.

Nos camarades du transport routier ont montré la voie. Ils ont fait grève une première fois et face à l’absence de réponse la majorité des organisations syndicales a menacé de  passer un cran plus haut. Ils étaient unis sur une revendication commune, face aux ordonnances : nos primes doivent rester dans  notre convention collective !

Face au risque de blocage du pays les employeurs ont accordé la revendication et le ministère, après des tergiversations, a été obligé de se l’avaler !

Oui mes camarades, unis et déterminés, sur des revendications claires et avec des actions efficaces, la grève pour bloquer le pays,  on peut gagner et faire reculer le gouvernement, sur les ordonnances Macron comme sur toutes les questions.

Vive l’action commune, à bas les ordonnances travail. Ne lâchons rien !

 

Tag(s) : #grèves et manifs

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