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La salle Jeanne d'Arc comble pour la réunion publique intersyndicale contre la réforme des retraites
La salle Jeanne d'Arc comble pour la réunion publique intersyndicale contre la réforme des retraitesLa salle Jeanne d'Arc comble pour la réunion publique intersyndicale contre la réforme des retraites

Article l'Eveil de la Haute-Loire - 21 novembre 2019

 

La grève Générale du jeudi 5 Décembre contre la réforme des retraites devrait être très suivie

Mobilisation générale pour les retraites

La réunion d'information a attiré beaucoup de monde mardi soir au Puy en Velay. De quoi laisser présager une forte mobilisation pour le 5 Décembre prochain, journée de grève générale et nationale contre la réforme des retraites. Un mouvement qui pourrait durer...

Dans une salle Jeanne d'Arc fraichement rénovée, près de 300 personnes ont participé à la réunion publique mardi soir au Puy en Velay. Une réunion organisée par l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires et CFTC), avec les gilets jaunes et le réseau lycéen contre la réforme des retraites lancée par le gouvernement. "L'objectif est de préparer la mobilisation générale prévue jeudi 5 décembre prochain", rappelait Pierre Marsein, secrétaire général de la CGT 43. "cela fait plaisir de voir une salle pleine. Ce qui nous arrive est grave. Non, ce n'est pas la grève de la RATP mais celle de tous ! Le régime par point est néfaste pour tout le monde. Il faut le rejeter en bloc. Il n'y aura pas d'autres manières que la grève pour faire céder le gouvernement, insistait Pascal Samouth, secrétaire général FO.

"Une régression sociale"

Après un tour de table des représentants des différents syndicats, la parole était donnée au public. "Si la retraite est lointaine pour nous, elle fait partie de notre avenir. Qu'en sera-t-il pour nous, avec une retraite à quel âge ? 70 ans, 75 ans ?" s'interrogeaient les lycéens. "On ne peut pas laisser passer cette réforme. Il faudra reconduire la grève jusqu'à son abandon", expliquait le représentant des Gilets Jaunes, nombreux dans la salle.

"Toute la carrière comme base"

" Avant 2004, nous étions à 150 trimestres travaillés pour une retraite. Après 2014 et la 3ème réforme, c'était déjà 172 trimestres" déplorait le représentant de FSU. "C'est une réforme de régression sociale. Ce sera la fin de la solidarité entre les générations et les femmes en seront les premières victimes", dénonçait à son tour Solidaires.

Le projet de régime universel par point de la réforme, que rejettent les syndicats, ne prendra plus en compte, comme aujourd’hui, les 25 dernières années de salaire dans le privé ou les six derniers mois dans le public, mais toute la carrière. "Les pensions de retraite seront moins élévées qu’avant, surtout pour les femmes. Et les inégalités femmes – hommes vont continuer à s’accroître ", selon Solidaires .

"Appel au blocage de l’économie"

" Il faut se préparer à une grève reconductible. Il faut que l’on tienne. On range nos divergences syndicales dans la poche car aujourd’hui, l’enjeu est important ", renchérissait Pascal Samouth.

" On ne va pas tomber dans le piège de la division que nous tend le gouvernement, avertissait Thomas Vacheron pour la CGT. La victoire est possible, mais tous ensemble ! "

Un message qui a trouvé de l’écho dans la salle mardi soir. Les appels à une grève illimitée pour faire plier le gouvernement ont été nombreux.

Les témoignages de personnes déterminées à mener une grève longue se sont multipliés. " Il vaut mieux perdre une semaine de salaire maintenant que de perdre une partie de sa retraite plus tard ", résumait une Gilet jaune.

" Nous serons là et en masse le 5 décembre ! C’est une longue bataille qui s’ouvre devant nous. Et on poursuivra après le 5 s’il le faut ", prévenait un représentant syndical du site Michelin de Blavozy.

" Je suis prête à perdre un mois de salaire ! "

" Il faut bloquer l’économie ! Il faut bloquer les trains, couper les lignes de téléphones et internet ", lançait un Gilet jaune.

" Pour l’instant, un tiers des écoles seront fermées le 5 décembre ", annonçait un professeur.

" Travailler jusqu’au cercueil, on n’en veut pas. Je suis prête à perdre un mois de salaire et à manger des pâtes. Si on tient le coup, on y arrivera. Mais si cette réforme passe, on est mort pour l’avenir ", avertissait une salariée de l’hôpital Sainte-Marie.

Tag(s) : #retraites, #Vie de l'Union Départementale

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