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DSC02237.JPGJeudi 28 mars, à nouveau les fédérations FO, CGT et SUD avaient lancé un appel à la grève nationale. Une cinquantaine d’enseignants étaient rassemblés dans la cour de l’Inspection Académique, malgré la pluie battante.

La mobilisation était moins forte que le 12 février dernier. « Pourtant nous avons marqué des points » expliquait Jean Marie BAYARD. « Il y a 90 % des communes de Haute-Loire qui ont refusé de mettre en place à la rentrée 2013 la réforme des rythmes scolaires; c’est aussi le fruit des informations que nous leur avons fournies et de la force de notre mobilisation de février. C’est pourquoi beaucoup de collègues n’ont pas ressenti la nécessité de se mettre en grève aujourd’hui dans les écoles. Pourtant le danger est là: nous avons appris que dans une des rares communes « pilotes » de la réforme, c’est l’association organisatrice des activités périscolaires qui fixe les horaires scolaires !!! L’abrogation du décret est bien une nécessité. »

Avant le départ de la délégation auprès de Mr Carante, secrétaire général, une intervention de Jean Marie Bayard avait lieu au nom de FO.

Chers camarades, chers collègues,

Nous sommes mobilisés ce matin à l’appel de la FNEC FP FO, de la FERC CGT, de SUD éducation et de la FTE – CNT au niveau national et de la FNEC FP FO et de SUD éducation au niveau départemental pour réclamer l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires ainsi que l’ouverture de réelles négociations sur nos revendications. Voila la base de l’appel national.

A FO  nous pensons également que nous ne pouvons pas dissocier ces 2 points de la revendication de  l’abandon du projet de loi PEILLON de refondation de l’école, discuté actuellement à l’Assemblée Nationale.

Alors comment comprendre au regard de la gravité de la situation à la fois pour l’enseignement public et pour le statut de ses personnels que d’autres organisations syndicales ne sont pas là aujourd’hui. Ne demandent-elles pas comme le SNUIPP-FSU par exemple une réécriture du décret ? Alors oui FO est pour la réécriture du décret car avant de le réécrire il faudra bien l’annuler, l’abroger. Comment comprendre que certains appellent à une promenade de santé à PARIS le samedi 6 avril alors que les fédérations syndicales nationales FO, CGT, SUD, CNT appellent aujourd’hui à la grève, si ce n’est pour diviser et faire passer ainsi la réforme ?

Je vous informe également qu’une nouvelle journée d’action contre l’Accord National Interprofessionnel, accord destructeur de droits pour les salariés du privé et signé en particulier par la CFDT est appelée par la CGT et FO le mardi 9 avril. Ce mouvement est soutenu par la FSU et SUD. Alors pourquoi ce qui est possible dans le privé ne le serait-il pas dans  l’enseignement public ?

C’est pourquoi nous nous adressons encore aujourd’hui à l’ensemble des organisations syndicales afin qu’elles nous rejoignent pour faire plier le ministre PEILLON.

Un petit rappel des faits en matière de mobilisation : 

-       Le 12 février dernier plus de 60 % des enseignants du 1er degré étaient en grève,

-       Aujourd’hui, plus de 90 % des communes de ce pays ont décidé de ne pas appliquer le décret sur les rythmes scolaires,

-       De nombreux conseils municipaux adoptent tous les jours des délibérations pour que ce décret soit  annulé, 

-       Localement seulement 15 écoles de Haute - Loire rentreraient dans la nouvelle organisation du ministre PEILLON

-       Ce Lundi 25 mars, à PARIS, 60% des enseignants des écoles parisiennes étaient à nouveau en grève, plus de 100 écoles étaient fermées, plus d’1 millier d’instituteurs et Professeurs des écoles ont manifesté en direction de la mairie de Paris et du rectorat à l’appel des fédérations syndicales de l’enseignement FO, CGT, SUD et CNT.

-        L’assemblée des instituteurs parisiens de lundi après midi a voté la poursuite de la grève ce jeudi 28 mars pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires

Malgré cette forte mobilisation, le conseil municipal de Paris a adopté le vœu mettant en œuvre le décret dès la rentrée 2013

Malgré cette forte mobilisation, le ministre PEILLON, lors de l’entrevue avec les fédérations syndicales nationales de ce lundi 25 mars au ministère, refuse toujours d’entendre les personnels qui s’élèvent :

-       contre le décret sur les rythmes scolaires,

-       contre la territorialisation de l’école,

-       contre le projet de loi PEILLON de refondation qui met en place l’école du socle et qui confie la carte des formations professionnelles et l’orientation scolaire aux régions et bientôt les personnels.

Chers camarades, chers collègues,

S’il est vrai qu’aujourd’hui encore le ministre PEILLON refuse toujours de nous entendre. Les faits nous donnent raison. La majorité des personnels refusent le décret sur les rythmes scolaires. 90% des communes ne l’appliqueront pas en 2013. Aucune obligation de le mettre en œuvre ne s’impose. C’est un premier recul. C’est un point d’appui pour en obtenir le retrait.

CE SOIR LE MINISTRE DOIT REPONDRE A TOUS LES PERSONNELS

IL DOIT ABROGER SON DECRET SUR LES RYTHMES SCOLAIRES

IL DOIT ABANDONNER SON PROJET DE LOI DE REFONDATION DE L’ECOLE

IL DOIT OUVRIR DE REELLES NEGOCIATIONS SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE REMUNERATION DES PERSONNELS

VOILA les revendications de l’immense majorité des collègues que la FNEC FP FO défend, continuera de  défendre et continuera de porter le moment venu chez le ministre PEILLON.

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