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DSCN6174 [1024x768]Vendredi 10 mai à la salle polyvalente de Blavozy, la FNEC FP FO (Fédération Nationale de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle  FORCE OUVRIERE) de la Haute-Loire tenait son congrès annuel. Pas moins de 150 délégués ont participé à cette journée de travaux qui voyait, comme chaque année, la participation de Hubert RAGUIN, secrétaire général de la Fédération.

C’est Guy THONNAT qui présentait le rapport d’activité en revenant sur le transfert de l’enseignement professionnel aux régions. « FO est particulièrement attachée à l’égal accès des personnes aux formations sur tout le territoire de la République, aux diplômes nationaux dans le cadre de programmes nationaux d’enseignement. Ces niveaux d’études déterminent les grilles de salaire dans la plupart des conventions collectives. Le transfert aux régions, c’est la remise en cause de tout cela : sont désormais mis en concurrence et sur le même pied LP, CFA, GRETA, AFPA, enseignement privé et formations privées.

Monsieur SOUCHON ne veut pas financer un plateau pour l’EREA de BRIOUDE parce qu’il vient d’en payer un au LP St Julien et qu’il pense qu’il faut mutualiser les moyens. Il ne veut pas ouvrir de formation Aide à la personne aux filles de l’EREA parce que cette formation existe à Anne Marie MARTEL. IL veut fermer 2 lycées professionnels de la Région, parce qu’ils sont considérés comme doublon. Le CFA de bains qui accueille actuellement 900 apprentis annonce qu’il peut accueillir 3000 élèves.

Tout cela se déroule avant même que les lois ne soient votées. C’est ce que nous avons indiqué à la Rectrice à plusieurs reprises. Aujourd’hui ce n’est plus l’Etat qui est maitre d’œuvre, c’est la Région et on voit déjà les résultats. »

Revenant sur la loi Peillon, il a mis en lumière l’action des syndicats FO qui a permis de bloquer sa mise en place anticipée.

« L’Ecole  du Socle des compétences qui charpente le projet de loi, n’est pas une question pédagogique ou idéologique. Pour les élèves, c’est la remise en cause à terme d’un niveau d’étude débouchant sur une qualification donc sur un diplôme donc sur un salaire. Pour les enseignants c’est la remise en cause du statut. L’administration s’est livrée tout au long de l’année à toute une série d’expériences dans les collèges de BLESLE, CRAPONNE, BRIVES, MONISTROL…

Il s’agissait d’accréditer l’idée que professeurs certifiés et enseignants du primaire sont interchangeables. Que chacun peut intervenir de manière indifférenciée auprès des élèves de primaire ou du 2°degré. Et pourtant l’école de la République est ainsi conçue : les apprentissages sont confiés à un corps de fonctionnaires polyvalents (les instituteurs), les collèges et Lycées débouchent sur des diplômes qualifiants sur la base d’enseignement par matière confiés à des enseignants de spécialités (les certifiés et les agrégés) avec des statuts et des droits distincts.

C’est cela que la loi PEILLON veut remettre en cause. C’est cela que l’action syndicale concrète a permis de mettre en échec pour le moment dans ces collèges. »

 

Sur la question des rythmes scolaires, « ce dossier nous a permis de mesurer en quoi notre fédération était devenue incontournable. La grève du 12 février dont nous sommes les initiateurs avec la CGT a obligé le SNUipp à se positionner et à appeler. Le SG du SNUipp demandant la réécriture totale du décret. Ce même secrétaire général du SNUipp est « à titre personnel » partie prenant du comité ministériel de suivi sur les rythmes scolaires. Tout le monde a pu constater les valses hésitations de cette organisation qui n’a pas voulu appeler à la grève le 28 mars sur des mots d’ordre identiques à ceux du 12 février.

En tout cas le résultat de l’action des personnels avec le syndicat, c’est que 12 écoles sur 192 mettront en place le décret en 2013 soit 6%. »

Un appel du congrès  a été présenté par Sébastien Fray et voté à l’unanimité .(Accéder ici)

Syndicat incontournable, c’est ce qu’affirmera également Hubert RAGUIN dans son intervention devant les congressistes : «  la nouveauté, c’est que le 12 février 2013, notre fédération, avec la CGT, a appelé à la grève nationale, et que cette grève a été très suivie, surtout dans le premier degré. Le SNUIPP FSU qui avait déclaré quand nous l’avons lancée que jamais il n’y appellerait a pourtant été contraint de le faire sous la pression des ses militants et adhérents.

Et puis autre évènement d’importance, nous avons tenu notre congrès national à Seignosse au mois d’Avril avec 900 délégués. Le samedi précédent, la manifestation nationale lancée par la FSU ne réunissait que 2000 participants… Nous pouvons être fiers de ce que nous sommes.»

Emboîtant le pas de la confédération FO, Hubert RAGUIN insistait sur l’importance de la clarification qui s’opérait entre organisations syndicales. Au plan interprofessionnel avec les appels conjoints à l’action entre FO et la CGT contre l’accord national interprofessionnel MEDEF-CFDT et sa loi de transposition mais aussi dans la Fonction Publique où la revendication salariale est au cœur d’une déclaration commune FO, CGT, FSU, Solidaires là aussi refusée par la CFDT et l’UNSA  au nom de la défense de la rigueur budgétaire du gouvernement…

Il concluait son intervention par « Ici FORCE OUVRIERE est la première organisation syndicale dans l’enseignement, et je ne doute pas que l’épidémie qui commence en Haute-Loire s’étendra très vite à tout le pays ». 

 

A lire aussi l'interview de Hubert RAGUIN dans ZOOMDICI

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et la revue de presse

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AG FNEC - L'Eveil 15 mai 2013

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