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17.09.15 - Rassemblement devant l'IA
17.09.15 - Rassemblement devant l'IA

17.09.15 - Rassemblement devant l'IA

POUR L’ABROGATION DE LA REFORME DU COLLEGE

RASSEMBLEMENT DEVANT L’INSPECTION ACADEMIQUE DU PUY-EN-VELAY

Jeudi 17.09.2015 – malgré un bulletin météo peu favorable, la Haute-Loire étant placée en « vigilance orange », une centaine d’enseignants des premier et second degrés ont bravé les éléments pour se rassembler ce matin devant l’Inspection Académique pour rappeler leur opposition totale à la mise en place de la réforme du collège, voulue par la Ministre… Prémices d’une alerte rouge… sur la poursuite du mouvement en cas de surdité ministérielle !

A 10h30, une centaine d’enseignants des premier et second degré de Haute-Loire étaient présents, à l’appel des 13 organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SUNDEP Solidaires, SUD Education, SIES-FAEN, SNCL-FAEN, CNGA CFE-CGC (représentant plus de 80% des personnels enseignants) pour redire leur volonté de voir ABROGEE une réforme du collège à laquelle ils sont profondément opposés. Côté grévistes, on en comptait environ 40% pour les collèges de la Haute-Loire, soit un enseignant sur cinq (dans ce secteur du second degré) ; et, sur certains établissements du département, la mobilisation était même plus massive encore (ex : Craponne, 60% d’enseignants en grève aujourd’hui). La délégation des enseignants du premier degré appelé par le SNUDI6FO était également conséquente.

Puisque la ministre campe sur ses positions en voulant faire appliquer coûte que coûte sa réforme, ils ont _ après les journées de mobilisation du 19 mai et du 11 juin _ redit leur hostilité à tout ce que celle-ci implique : autonomie des établissements entraînant force inégalités et mise en concurrence des personnels, fin des horaires hebdomadaires et programmes nationaux, disparition des classes euros, bilangue (sous prétexte d’élitisme inacceptable… même lorsqu’elles sont proposées dans des établissements situés en zone d’éducation prioritaire), des cours de latin-grec…

Ils ne veulent pas plus entendre parler de la mise en place des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) qui amputent tout bonnement et largement les enseignements disciplinaires (la bagatelle d’une demi-année de moins qu’avant la réforme, sur les 4 années de scolarité d’un collégien) , des hiérarchies intermédiaires _ avec professeurs-référent désignés-volontaires _ chargées de prêcher la « bonne réforme » à leurs collègues et non rémunérés pour cette mission… ! Sourde à ces revendications enseignantes, la ministre passe encore en force sur le sujet, disant que ces personnels y seront bien contraints, autant dire que cela finit de choquer profondément les personnels.

Ils ne veulent pas plus d’une poursuite de la pulvérisation de l’enseignement public et républicain _ initié avec la réforme des rythmes scolaires _ en autant de propositions d’enseignement « à la carte (régionale) » qu’il n’y a de collèges en France, c’est-à-dire environ 5 000 ! Interrogée par les journalistes, Agnès Chichereau _ secrétaire du SNFOLC _ exposait à ce sujet un problème pratique et concret : « que se passerait-il en cas de déménagement ? Il faudrait procéder à une inscription dans un autre collège, qui pour le coup, n’offrirait pas le même choix d’enseignement que son ancien établissement, du fait de l’autonomie… Un vrai casse-tête tant pour les enseignants que pour les élèves et leurs familles. C’est bien la preuve que cette réforme ne règle pas les inégalités mais au contraire qu’elle les accentue, sur le plan social ».

Ils veulent encore moins de la réunionite aigue imposée par le Décret Hamon, dans le cadre des 1607 heures de la fonction publique, avec déjà 8 journées de prévu pour la formation-formatage pour l’application de la réforme. Ils ne veulent pas de cette usine à gaz, pour la rentrée 2016 !

A ce titre, ils mettent en garde la ministre disant que si elle persiste dans cette attitude de « non-dialogue », ils décideront dans le cadre d’AG dans leurs différents établissements, avec leurs organisations syndicales, d’une possible reconduction de la grève !

C’est dans ce même esprit que les membres de la délégation FO _ reçus avec l’intersyndicale CGT et SNES-FSU, auprès de l’inspecteur académique _ ont rappelé à ce représentant du ministère, les revendications portées par le syndicat : ABROGATION DE LA REFORME ou la question de poursuivre la grève sera posée ! Prenant bonne note de ces revendications, il s’est dans le même dit déterminé à faire appliquer localement la réforme du collège malgré le fait qu’il soit « bien conscient de la réticence bien compréhensible des enseignants ».

Tag(s) : #enseignement

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