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UNE « RENTREE EXPLOSIVE » EN PERSPECTIVE COLLEGE LAFAYETTE DU PUY-EN-VELAY : LE PREAVIS DE GREVE EST DEPOSE  !

Depuis le mois de janvier 2015, les personnels enseignants _ appuyés par leurs organisations syndicales, SNFOLC, CGT Educ’action, SNES et SUD Education _ du collège sont mobilisés et très remontés contre les coupes sombres et les coups de boutoir de l’administration !

D’avoir appris que les DGH (Dotations Globales Horaires, correspondant à un « crédit d’heures » donc à un budget de fonctionnement, dans l’Education Nationale), dont celle du collège Lafayette du Puy en particulier, étaient sabrées pour les collèges, et ce, afin d’abonder davantage les « nouvelles zones d’éducation prioritaires » (dites REP+) selon la volonté de la nouvelle ministre N. Vallaud-Belkacem, a révolté les personnels de cet établissement. Précisons qu’en Haute-Loire, il n’y a aucun établissement classé REP+, donc par définition que ceux-ci sont tour à tour susceptibles d’être sacrifiés sur « l’autel de l’austérité budgétaire » du Pacte de Responsabilité.

Dès ce sinistre début d’année 2015, étaient programmées 2 fermetures de classes de 6ème et un refus d’ouverture (aux collèges de Saint-Julien-Chapteuil ainsi qu’à Jules Vallès et Lafayette du Puy), alors que les effectifs prévisionnels étaient là, c’est-à-dire au seuil fixé par l’administration (inspection académique 43) : soit, 120 élèves pour les deux premiers établissements et 112, pour le dernier… les locaux trop exigus, ne permettant pas d’ouvrir au-delà de ce seuil : seuil acté d’ailleurs par l’ancienne administration (IA 43) en 2011 et tacitement reconduit jusqu’à là… sauf curieusement cette année !

Suite à ce revirement de l’IA 43, plusieurs AG ont été tenues à la demande générale des personnels enseignants et de vie scolaire notamment, soutenus par les délégués syndicaux de l’établissement FO, CGT, SNES-FSU, SUD et leurs organisations syndicales départementales respectives ; et ce, afin de déposer un premier préavis de grève avec demande d’audience auprès de l’Inspecteur d’académie, le 26.01.2015 : soit, 3 jours avant la tenue du CTSD (Comité Technique Spécial Départemental).

A cette occasion, de « belles promesses » leur avaient été faites par l’Inspecteur de l’IA 43, à savoir pas d’ouverture de classes à + de 28 élèves (soit, le seuil fixé) et celle que l’ISST (Inspecteur Santé et Sécurité au Travail) se rendrait dans l’établissement pour vérifier directement les problèmes d’exiguïté et de conditions de travail insupportables du fait de classes trop petites : nombreuses étant celles, inférieures ou égales à 28 m², quand il en faudrait 50 pour 30 élèves !

« Je ne compte plus combien de fois mes collègues m’ont fait remarquer que les portes étaient bloquées par des élèves présents à ces emplacements précisément », disait Agnès Chichereau, la responsable FO de l’établissement. Cela impliquant donc de nombreuses gênes au quotidien et même plusieurs fois par heure, quand il faut faire « bouger les élèves » placés devant ces portes. Des difficultés et plus qu’une gêne, une inquiétude légitime sur leur responsabilité engagée en cas de dangers graves (incendie…) ont poussé des collègues à alerter les responsables de l’établissement et au-delà, en remplissant le registre « Santé et Sécurité au travail ».

Depuis janvier et le rassemblement des collègues grévistes de Lafayette, de Monistrol, Brioude… hostiles à la volonté ministérielle d’imposer la « Réforme du collège » _ devant l’IA, le 29.01.2015, jour de tenue du CTSD _ occasionnant des prises de paroles pour s’opposer à ces décisions encore et toujours imposées d’en haut, les collègues de Lafayette n’avaient plus eu aucune nouvelle officielle de leurs demandes par courrier jusqu’à fin juin.

Devant ce mutisme et pressentant qu’ils n’avaient pas du tout entendus par l’Inspecteur d’académie, les personnels enseignants avaient décidé, mi-mai d’adresser un courrier à Madame Le Recteur pour l’alerter sur la situation et demander une égalité de traitement entre les différents collèges du secteur public. Les collègues de Lafayette, nous confiait Agnès Chichereau (FO) avaient « bien mesuré qu’il était plus que nécessaire de réitérer la demande de venue de l’ISST, pour faire entériner le maintien de la 5ème classe de 6ème , mais aussi du 2ème poste de CPE, de l’agent de laboratoire, d’un autre poste administratif nécessaire » ; alors que dans le même temps, ils « avaient de plus en plus l’impression de se faire rouler dans la farine ».

Mais là non plus, leurs attentes et les questions face à leurs inquiétudes tout à fait compréhensibles sont restées à nouveau « sans réponse », également de la part de Madame Le Recteur jusqu’à mi-juin.

Et brusquement, « coup de théâtre », pour ne pas dire « coup de massue », les collègues de Lafayette ont appris qu’ils avaient été les « grands oubliés », les « grands sacrifiés » des choix départementaux et académiques : la décision de ne pas ouvrir une 5ème classe de 6ème a été confirmée !

Aussi, le mardi 30.06.2015, alors que M. Le Principal annonçaient aux collègues qu’il y aurait 110 élèves de 6ème, soit à 2 personnes près (du seuil fixé) : les collègues ont bondi et laissé éclater leur colère ! Ils ont fait remarquer à juste titre comme, nous le rapportait toujours Agnès Chichereau, que cela ferait beaucoup trop de monde dans de si petites salles, quand déjà aujourd’hui, tout le monde a du mal à rentrer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 110 élèves en 6ème, cela veut dire 106 élèves + 4 élèves ULIS, donc accompagnés de leur AVS ou AESH avec le professeur donc 2 classes à 27 élèves et 2 classes à 28 + 1 AVS + 1 enseignant et pour peu qu’il y ait parmi eux, au moins un élève dyslexique qui a droit à son professeur spécialisé… « c’est plus de 30 personnes dans un petit cagibi » !

« Intolérable », « insupportable », « de qui se moque-t-on ? », « ça suffit » étaient les remarques qui fusaient dans tous les sens sitôt que la direction de l’établissement a quitté la salle de réunion, disait la responsable FO. A la demande générale des collègues, un nouveau courrier (en date du 1er juillet) a été rédigé en interne et confié par le biais des délégués syndicaux du lycée, aux 4 organisations syndicales représentées dans le collège, soit CGT Educ’action, SNES-FSU, SNFOLC, SUD Education, pour « faire vraiment entendre leur refus total de se sentir à ce point méprisés », « pour dire également non au bidouillage des chiffres » (des élèves ayant été refusés pour respecter artificiellement ledit seuil ; ainsi il ya au moins des jumeaux dans ce cas, selon l’administration interne du collège… probablement déjà inscrits dans le privé, comme le craignaient les collègue et la responsable FO, Agnès Chichereau).

Déterminés à ne pas céder, les enseignants du collège ont tenu à ce que dans ce nouveau courrier, défendu par les responsables syndicaux de l’établissement, soit recontacté l’ISST _ qui ne l’avait jamais été par l’Inspecteur d’académie, malgré ces engagements » _ pour venir constater la situation dès que possible !

Et dans de telles conditions, ils ont demandé à ce que soit déposé un nouveau PREAVIS DE GREVE, pour le 1er SEPTEMBRE, arguant que devant ce statu quo et la surdité totale des autorités, l’accueil des élèves en l’état ne se ferait pas ! Colère et refus total également d’être pris pour des « moins que rien » et de sacrifier également l’accès au collège public, d’enfants déjà socialement peu favorisés (environ 35% de boursiers : information d’Agnès Chichereau, d’après les statistiques officielles de l’établissement).

Aussi, avec leurs organisations syndicales FO, CGT, SNES-FSU, SUD, ils ont fait valoir les mots d’ordre suivant :

  • POUR la réouverture de la 5ème classe de 6ème et la création d’un poste de CPE
  • POUR la défense du service public et du collège public.
  • POUR le droit à l’accueil de tous les élèves.
  • POUR le respect des conditions de travail et le maintien des postes des enseignants.
  • CONTRE toutes les réformes et les mesures d’austérité imposées.

TOUS LES PERSONNELS DU COLLEGE EN GREVE LE 1er SEPTEMBRE, AFIN QUE LEURS LEGITIMES REVENDICATIONS SOIENT ENFIN ENTENDUES ET RESPECTEES.

Tag(s) : #grèves et manifs, #enseignement

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