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1er mai 2014 au Puy en Velay - 800 Manifestants
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1er mai 2014 au Puy en Velay - 800 Manifestants

1er mai 2014 au Puy en Velay - 800 Manifestants

Nous étions 800 manifestants à battre le pavé ponot ce jeudi 1er mai à l'appel des Unions Départementales CGT et CGT-FO, de la FSU et de Solidaires, unis et déterminés contre le pacte de responsabilité.

La manifestation est partie de la Place Cadelade pour aller contourner la statue Lafayette puis pour revenir sur le Breuil.

C'est dans une ambiance bon enfant que les manifestants ont défilé. La sono de la CGT a lancé dès le départ "c'est les salariés qu'il faut écouter, pas le MEDEF et les banquiers", slogan immédiatement repris et quelque peu détourné par la sono de FORCE OUVRIERE, "c'est les salariés qu'il faut écouter, pas le MEDEF, ni la CFDT".

Profitant du podium de la course à pied, les prises de parole des Unions Départementales se sont organisées. C'est Alain Eyraud qui a ouvert le bal pour la CGT : "Le nouveau gouvernement ne répond pas aux attentes des salariés et ne tient pas compte du vote sanction que les électeurs lui ont infligé lors des dernières élections municipales. Ce n'est pas un pacte de responsabilité que nous propose le gouvernement, c'est un pacte d'austérité".

Il a ensuite détaillé les mesures du pacte de responsabilité, refusant "les 50 milliards de restriction pris sur la sécurité sociale, fleuron du Conseil National de la Résistance, et les services publics".

"Plutôt que des répondre aux injonctions du MEDEF, il convient de supprimer les exonérations de cotisations sociales, mesures qui n'ont jamais montré d’efficacité en matière d'incitation à l'emploi stable; bien au contraire, les licenciements massifs se multiplient".

Il concluait ensuite par le cahier de revendications élaboré en commun lors de ce premier mai en insistant notamment sur l'arrêt des suppressions d'emplois, des licenciements et de fermetures d'entreprises, l'arrêt de la décentralisation et de la disparition des départements et régions, le retour à la retraite à 60 ans à taux plein pour tous.

"Nous nous réjouissons de l'unité syndicale réalisée au Puy. C'est ensemble que nous imposerons nos solutions. C'est ensemble que nous gagnerons"

C'est Pascal SAMOUTH, qui a conclu, pour FORCE OUVRIERE. Voici son intervention :

"Mes chers camarades,

Je ne reviendrais pas sur l'analyse du pacte d'austérité ni sur les revendications que nous avançons ensemble en ce premier mai, Alain Eyraud vient de la faire pour la CGT et nous les partageons.

Il y a dans ce pays un homme qui s’appelle Denis Kessler.

Denis Kessler n’est pas n’importe qui, il est le représentant au MEDEF des sociétés d’assurances c'est-à-dire des plus grands prédateurs du capital financier,

Ces prédateurs qui veulent faire du fric sur notre santé

Ces prédateurs qui veulent faire du fric sur nos hôpitaux

Ces prédateurs qui veulent faire du fric sur nos écoles

Ces prédateurs qui veulent faire du fric sur la distribution de l’électricité, de l’eau, du gaz

Ces prédateurs qui veulent faire du fric en baissant nos salaires

Ces prédateurs qui veulent faire du fric sur les licenciements.

Ce Monsieur Denis Kessler a déclaré il y a quelques temps : « il faut défaire méthodiquement tout le programme du Conseil National de la Résistance », et mes camarades, ce que la classe ouvrière française a conquis juste après 1945, ce n’est pas rien, c’est la sécurité sociale, c’est le statut de la fonction publique, c’est la nationalisation des secteurs vitaux de l’économie, ce sont les conventions collectives.

Et bien mes camarades, le programme de Monsieur Kessler du MEDEF, il porte un nom, il s’appelle le pacte de responsabilité et de solidarité et ils ont trouvé leur homme, c'est Manuel VALLS, le premier ministre, qui l'a fait voter à l’assemblée nationale il y a deux jours.

C’est 50 milliards pris sur nos droits, et 30 milliards supplémentaires de cadeaux au patronat.

A FORCE OUVRIERE, nous sommes là aujourd’hui, avec nos camarades de la CGT, de la FSU et de Solidaires pour dire non à ce pacte, pour en exiger l’arrêt.

C’est une question vitale pour toute la classe ouvrière .

Non nous n’acceptons pas de voir les salaires des fonctionnaires bloqués pendant 8 ans.

Non nous n’acceptons pas le gel des retraites pendant 30 mois, le gel des allocations familiales ou de l’APL pendant 2 ans.

Non nous n’acceptons pas de voir des milliers d’emplois supprimés dans les hôpitaux, les collectivités, les administrations et l’enseignement.

Non, nous n’acceptons pas une nouvelle baisse de nos remboursements de l’assurance maladie.

Non, nous n’acceptons pas que les cotisations d’allocations familiales payées par les patrons soient supprimées.

Oui, ce sont nos droits les plus élémentaires qui sont visés, ici comme dans toute l’Europe : le droit de vivre dignement de notre salaire, de notre pension, de nos allocations, le droit d’instruire nos enfants, de se soigner, l’égalité d’accès à tous les services publics.

Non on ne peut pas tergiverser, il faut l’arrêt immédiat de ce plan d’austérité, il faut la satisfaction de nos revendications.

Comme d’habitude, ce gouvernement, comme ses prédécesseurs, cherche à nous diviser. Manuel VALLS déclarait hier matin à France Inter que son pacte avait le soutien des partenaires sociaux.

De quel soutien peut-il se prévaloir? Pas celui de la CGT, pas de celui de Force ouvrière, pas de celui de la FSU et de Solidaires. Il a simplement obtenu une misérable signature en bas d’une position commune de la part de la CFDT, de la CFTC et du MEDEF, qui ne contient aucun engagement en terme de création d’emplois, juste des engagements contre nos droits et pour engraisser les actionnaires.

Alors bien sûr, du côté de ces pseudos syndicalistes, on vient nous dire la bouche en cœur « il ne faut pas mettre en place le pacte tel qu’il est présenté » ou bien, « on peut le critiquer mais pas en demander l’arrêt ».

On nous parle de mesures nécessaires pour le pouvoir d’achat, mais « seulement pour les petites retraites » ou «seulement pour les bas salaires ».

Mes camarades, la ficelle est un peu grosse. On connaît ce langage, c’est celui du MEDEF. Il cherche à faire battre les salariés entre eux :

  • Ceux qui auraient des petites retraites, des petits salaires, et de pseudos salariés nantis.
  • Ceux qui sont au chômage et ceux qui ont un CDI ou un statut.
  • Ceux qui sont du privé et ceux qui sont du public.

Et bien non, nous ne nous laisserons pas diviser ! Parce que les profiteurs, ils portent un nom, ce sont les marchés financiers, ce sont les sociétés du CAC 40 qui ont réalisé en 2013 47 milliards de bénéfice !

C’est à leurs profits qu’il faut s’attaquer, pas à nos salaires, pas à nos services publics et pas à nos droits.

Alors nous sommes là aujourd’hui tous ensemble, entre organisations qui ont décidé de se battre et de résister pour refuser le pacte d’austérité.

Nous l’avons fait le 18 mars ensemble, déjà, nous le referons à nouveau le 15 mai en appelant à la grève dans toute la fonction publique pour 8 % d’augmentation tout de suite, pour 45 points d’indice, 200 €, pour tous les fonctionnaires.

Et le 15 mai, mes camarades, nous exigerons à nouveau l’arrêt du plan Valls, parce que, au cœur du Plan Valls, il y a les attaques contres les salaires et les emplois des fonctionnaires, et nous n’avons pas deux langages, celui des jours de fête, et celui des jours de grève.

Et nous sommes persuadés que l’unité réalisée aujourd’hui premier mai 2014 se prolongera au-delà.

Parce que oui, lorsque l’on est en face d’un plan d’une telle violence, il ne faut pas tergiverser. Il faut préparer les conditions le la grève interprofessionnelle pour gagner.

Vive la classe ouvrière internationale.

Vive le premier mai ."

Les militants FO se sont retrouvés ensuite à l'Union Départementale pour lever le verre de l'amitié. C'était un communard (rouge-cassis) qui était servi, premier oblige.

Une trentaine de camarades ont ensuite prolongé la journée fraternellement devant une dégustation de spécialités portugaises au restaurant Chez Maria, qui fut très appréciée.

Tag(s) : #manifestation, #Vie de l'Union Départementale

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