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Rythmes scolaires : le seul assouplissement possible c’est l’abrogation immédiate  du décret PEILLON

Samedi 12 avril, Roland THONNAT, secrétaire national de la fédération nationale de l’enseignement FO (FNEC FP FO), Jean Marie BAYARD, secrétaire départemental adjoint du Syndicat national des Enseignants du 1er degré ( SNUDI FO) et Pascal SAMOUTH secrétaire général de l’UD FO de Haute Loire, présentaient la pétition nationale adressée en urgence au ministre de l’Education Nationale à propos de l’avenir de la réforme des rythmes scolaires intitulée « le seul assouplissement possible, c’est l’abrogation du décret PEILLON. »

Roland THONNAT expliquait que, tout le monde s’accordait à analyser que la déroute subie par le gouvernement lors des dernières élections municipales trouvait en partie son origine dans le rejet par la grande masse des parents, des élus et des enseignants de la réforme des rythmes scolaires qui leur est imposée avec une brutalité et une arrogance la rendant encore plus insupportable.

Il rappelait que c’est cette réforme notamment qui a conduit à l’éviction de Vincent PEILLON du gouvernement et qui a amené le 1er nouveau Ministre, Manuel VALLS, à parler d’assouplissement dans son récent discours de politique générale. D’ailleurs le nouveau ministre de l’Education Nationale, Benoit HAMON a convenu aussi que la situation ne pouvait rester en l’Etat.

Jean Marie BAYARD revenait sur le bilan catastrophique des premières expériences de ces nouveaux rythmes scolaires. Ainsi de nombreuses familles retirent leurs enfants de l’école publique pour les placer dans les écoles privées qui ne sont pas tenues de passer aux nouveaux rythmes scolaires de 4 jours et demi, et qui en font un argument de recrutement. Le syndicaliste s’interrogeait d’ailleurs sur les réels buts suivis par l’inspecteur d(‘académie des Haute Loire.

Il soulignait que, loin de leur être bénéfique, cette réforme entraîne une fatigue accrue pour les élèves, particulièrement en maternelle où certains élèves sont réveillés de la sieste pour participer aux activités péri éducatives. Elle fragilise le tissu associatif et sportif, les nouveaux rythmes s’opposant au bon fonctionnement des associations et clubs qui traditionnellement fonctionnent le mercredi matin.

Elle développe des contrats précaires d’animateurs entraînant un turn over improductif, voire un appel à des bénévoles.

Pascal SAMOUTH relevait que dans certaines localités, les municipalités ont annoncé que les familles seraient obligées de payer ces activités, les communes n’ayant pas les moyens d’assurer ce transfert de charge financières qui est en fait le vrai motif de la réforme.

Roland THONNAT soulignait que les personnels enseignants étaient directement impactés puisque le ministre PEILLON se servait de cette réforme pour modifier leurs obligations de service en rallongeant notamment la durée du temps de présence dans les écoles, en annualisant une partie des heures d’enseignement.

Enfin, gros problème pour les syndicalistes, la réforme contrevient aux textes règlementaires relatifs à l’utilisation des locaux scolaires. Ainsi les documents personnels des élèves et des enseignants ne sont plus en sécurité dès lors que les classes sont transformées en ateliers.

Pour toutes ces raisons, FORCE OUVRIERE estime que le nouveau ministre n’a pas d’autre choix que d’abroger le décret PEILLON, faute de quoi, compte tenu de la colère qui gronde dans les écoles et les communes, le ministre devrait s’attendre à une mobilisation générale, les syndicalistes FO considérant que cette réforme ne s’appliquera pas à la rentrée.

Lu dans La Tribune Le Progrès

Lu dans La Tribune Le Progrès

Tag(s) : #Service Public, #enseignement, #action syndicale

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